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Article: Prendre la parole sur ce qui touche notre peau

Prendre la parole sur ce qui touche notre peau

Prendre la parole sur ce qui touche notre peau

Octobre Rose : quelles matières portons-nous chaque jour sur la peau ?

Début octobre, j’ai eu le plaisir de prendre la parole à Genève, à l’invitation de la CCI France Suisse, à l’occasion d’Octobre Rose.

Ce moment représente beaucoup pour moi. Les questions qui ont donné naissance à PRESTESSE prennent aujourd’hui une place dans des conversations que je suis heureuse de pouvoir ouvrir. Parler des matières, partager mes recherches, écouter les interrogations : cela donne du sens à mon travail de créatrice.

Que portons-nous chaque jour sur notre peau ?

Une culotte, une brassière, un body, un legging. Nous choisissons ces pièces pour leur silhouette, leur couleur ou leur confort. Mais connaissons-nous les fibres qui les composent, les teintures et les traitements qu’elles ont reçus ?

À l’occasion d’Octobre Rose, j’avais envie de faire une place au vêtement dans cette réflexion sur l’attention portée au corps des femmes. J’aimerais que cette attention se prolonge toute l’année, jusque dans la manière dont nous concevons les produits qui les accompagnent au quotidien.

C’est une question qui traverse tout mon travail : comment créer des vêtements que l’on aime porter, en étant plus exigeants sur ce qui entre dans leur fabrication ?

Fibres, teintures, certifications : quelques repères pour choisir

Pour mieux comprendre un vêtement ou un sous-vêtement, je trouve utile de distinguer trois éléments.

La composition en fibres. Regarder les pourcentages permet de savoir ce que contient réellement une pièce : coton biologique, lyocell, polyester, élasthanne… Une matière mise en avant ne raconte pas toujours toute la composition.

Les teintures et les finitions. Le choix d’une fibre ne suffit pas à connaître les substances utilisées lors de sa transformation. On peut aussi demander à la marque comment le tissu a été teint, quels traitements ont été appliqués et quels contrôles ont été réalisés.

Les certifications textiles. Lorsqu’un label comme GOTS ou une certification OEKO-TEX est mentionné, il est utile de vérifier son intitulé exact et son périmètre. Concerne-t-il le tissu, le produit fini ou le site de fabrication ? Cette précision aide à comprendre ce qui a effectivement été vérifié.

Ces questions donnent des repères plus concrets qu’une promesse générale de vêtement « naturel » ou « non toxique ».

Comment cette recherche nourrit PRESTESSE

Avec PRESTESSE, je construis un vestiaire d’essentiels du quotidien : sous-vêtements, pièces de mouvement, bodies et maillots de bain.

Je privilégie notamment le coton biologique et les fibres cellulosiques, avec le choix d’écarter le polyester et le polyamide de mes matières. Ma recherche porte aussi sur les teintures, les justificatifs disponibles et le dialogue avec mes partenaires européens.

Cette démarche demande de questionner, de vérifier et de continuer à apprendre. Elle accompagne mon travail sur les coupes, le toucher et la liberté de mouvement. C’est ce que j’exprime à travers les mots « Le bien-être à porter ».

Pouvoir partager cette intention à Genève m’a profondément touchée. Merci à Justine pour l’invitation, aux organisateurs de la CCI France Suisse pour leur accueil et à toutes les personnes présentes pour leur écoute et les échanges.

Coralie, fondatrice de PRESTESSE

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